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dimanche 19 juin 2011

WILL PENNY LE SOLITAIRE

  

L'homme qui valait un "penny" avec l'homme qui valait trois milliards...
(Will Penny). 1968. USA. En couleurs.
Un film de Tom Gries.
Avec Charlton Heston ( Will Penny), Joan Hackett (Catherine Allen), Donald Pleasance (le prêcheur Quint), Lee Majors (Blue), Jon "Francis" Gries (Horace), Ben Johnson (Alex) et Bruce Dern (Rafe Quint).

LE RESUME:
Au Montana, la saison d'été se finit pour un groupe de cowboys. Parmi eux se trouve Will Penny, un cow boy qui approche de la cinquantaine.
Penny, Blue et Dutchy décident d'aller chercher du travail dans un ranch pour la saison d'hiver.
Au petit matin, alors qu'ils bivouaquent, un élan s'approche de leur campement. Blue et Dutchy décident de le tuer pour avoir de la viande fraiche. Mais au même moment l'élan est abattu sous leurs yeux par le prêcheur Quint et ses enfants.
Blue aimerait partagerle résultat de cette chasse, mais ce n'est pas l'avis de Quint qui fait ouvrir le feu.
Will Penny s'en mêle et tue l'un des fils de Quint. Dutchy, est gravement blessé.
Quint fait chemin arrière, non sans avoir juré qu'il se vengerait par tous les moyens.
Blue et Penny décident de se rendre dans la ville la plus proche pour trouver un médecin. En cours de route ils s'arrêtent dans une auberge crasseuse ou ils font la connaissance de Mme Allen et de son fils Horace. Elle doit rejoindre son mari parti s'établir en Californie...

LA CRITIQUE:
Dur et rugueux, Will Penny  l'est sûrement comme était la vie des cowboys au XIX ème siècle. Tom Gries l'a filmé ainsi, sans concession , sans facilité, sans artifice artistique. A l'état brut. D'ailleurs dès le début du film , on est surpris de l'ambiance par rapport aux western traditionnels. Les quinze premières minutes font m^me penser à un documentaire.
On suit l'histoire de cet homme vieillisant qui doit faire des choix de vie... Soit tout changer et repartir à zéro, ou continuer d'exercer le métier de cowboy, la seule chose qu'il sache faire (le choix de la facilité).
Parfois le film est tellement âpre, pour coller à la réalité de l'époque, qu'obligatoirement, les personnages manquent de lyrisme. On a du mal à s'attacher à eux.
Tom Gries, réalisateur télé, s'imposa sur le film car il ne voulait que personne d'autre réalise SON scénario. Les producteurs de la Paramount hésitèrent pour enfin accepter.
Tous les acteurs qui participent à Will Penny sont formidables. Charlton Heston trouve là son meilleur rôle, entre dureté et sensibilité, il donne tout ce qu'il a. Il est entouré par une pleiade d'excellents acteurs: Joan Hackett, Donald Plaisance (étonnant en prédicateur schizophrène), Lee Majors (La grande vallée, L'homme qui valait 3 milliards ou encore l'homme qui tombe à pic). Puis suivent dans les seconds rôles des habitués du western: Ben Johnson, Slim Pickens, Anthony Zerbe ou encore Luke Askew.
Une réussite portée par une équipé motivée et soudée, un classique du western moderne.
"Alors le Montana...oui voilà, vous prenez la première à droite près l'intersection... vous faites 100 mètres..."

LA NOTE: 17/20.
LE PLUS: Le souci de réalisme et d'athenticité du film... Les costumes ont été décoloré ét usé pour "faire vrai"... et les armes ne sont pas des accessoires. En effet Gries, Heston et les producteurs ont voulu qu'une partie du budget aille dans la location d'armes d'époque.
LE MOINS: Pour un film de cette ambition, il aurait fallut une musique digne de ce nom. Ici la musique est incolore, quand a la chanson du générique final, on frôle la catastrophe.
Pas si solitaire que ça, le Will!

L'ANECDOTE:
Le rôle féminin a été envoyé à plusieurs actrices célèbres.
Le personnage de Catherine Allen y était décrit comme ça, dans le scénario "une femme calme au physique ordinaire"... Toutes refusèrent, sans aller plus loin dans la lecture du script, seule Joan Hackett accepta...

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