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dimanche 9 février 2014

COUP DE PROJECTEUR: CLAUDE AKINS

Claude Akins fut un des grands seconds rôles du western américain et du cinéma en général. Il trimballa son facies de dur à cuir et son coté "mauvais garçon" dans tout un tas de film. On se souvient aussi de son rire tonitruant et de sa grosse voix (forcemment en V.O). Mais il est surtout connu pour ses rôles dans une multitude de séries (plus de 150 différentes).

Claude Akins: merci d'être velu quand même.

Il est né le 25 Mai 1926 à Nelson, dans l'état de Georgie. Pendant la seconde guerre mondiale, il est affecté aux Philipine. Quand il revient, il sort diplômé de la Norhwestern University.
Il commence sa carrière au théatre et fait des apparitions dans plusieurs œuvres majeures: Tant qu'il y aura des hommes, Ouragan sur le Caine ou encore Le renard des Océans, 3 films de guerre.
Mais son rôle le plus emblêmatique reste celui de l'ennemi de John Wayne, dans Rio Bravo: Joe Burdette. C'est en jouant ce presonnage patibulaire  que sa carrière va véritablement démarrer.
On le retrouve ensuite dans plusieurs longs métrages, mais c'est surtout en guest star dans les séries ou il va se tailler une solide réputation: Sur la piste du crime, Superman, mon amie Flicka, des agents très spéciaux, les incorruptibles, la quatrième dimension, Barnaby Jones, Cannon, Mannix, l'ile fantastique, Dr Marcus Welby, les rues de San Francisco, mission impossible, l'homme au katana, la croisière s'amuse, arabesque, hotel, Mike Hammer, Matlock, Rick Hunter et des dizaines d'autres.
Il sera même la vedette de plusieurs séries: l'aventure est au bout de la route, the misadventures of shériff Lobo.
Mais sa vraie spécialité, c'est la guest star dans les feuilletons western. En effet entre les années 60 et 70, la série western se développe à la télévision américaine et devient un vrai phénomène de société. Akins va éclusé tout ce que le genre peut compter de titres différents. Il reviendra même souvent dans plusieurs épisodes de la même série sous des rôles différents. Parmi celles ci on peut citer/
Frontier, sheriff of Cochise, the adventures of Jim Bowie, Bat Masterson, Pony express, Law of plainsman, Steve Canyon, The dakota, the great adventure, the députy ( avec en vedette Henry Fonda), the tall man, Klondike, Destry, Outlaws, the alaskans, Frontier circus, Overland trail, cheyenne, Bronco, Jesse James, Laredo.
Er parmi les plus connues, celles qui ont traversé l'atlantique: Maverick, au nom de la loi, les aventuriers du Far West, l'homme à la carabine, la grande caravane, Bonanza, la route des rodéos, Laramie, le proscrit, Daniel Boone, Rawhide, le virginien, la grande vallée, Les Monroe, Hondo, Gunsmoke ou encore Hec Ramsey.

L'amour est dans le pré... et la vache dans la veste.

Parmi ses pricipaux western au cinéma on peut citer:
L'homme au fusil (1955), voir notre précédent post.
Johnny Concho (1956), une rareté puisqu' on retrouve Frank Sinatra
Collines brûlantes (1956) film cité dans Western Story
Jicop le proscrit (1957) avec Jack Palance, Lee Van Cleef et Anthony Perkins.
Joe Dakota (1957)
Rio Bravo (1959) un des plus grands western jamais tournés.
Commanche station (1960).
La charge de la huitième brigade (1964) de Raoul Walsh
Marqué au fer rouge (1966) avec Chuck Connors.
Le retour des sept (1966), première suite particulièrement ratée des 7 mercenaires.
L'or des pistoléros (1967) avec James Coburn dans le rôle pricipal
Un homme nommé Sledge (1970), un western spaghetti réalisé par Vic Morrow.


Claude Akins s'éteint le 27 Janvier 1994 à Altadina (Floride) dés suite d'un cancer.

vendredi 7 février 2014

L'HOMME AU FUSIL

(Man with a gun). 1955. USA. En noir et blanc. Une production Metro Goldwyn Mayer.
Un film de Richard Wilson.
Avec Robert Mitchum (Clint Tollinger), Jan Sterling (Nelly Bain), Karen Sharpe (Stella Atkins), Henry Hull (Marshall Lee Sims), Emile Meyer (Saul Atkins), John Lupton (Jeff Castle) et Leo Gordon (Ted Pinchot).

LE RESUME:
Clint Tollinger est surnommé "le dompteur de villes". Son métier consiste a rétablir l'ordre par tous les moyens (et souvent les plus violents) dans une ville en perdition. C'est exactement ce qui arrive au patelin de Sheridan. Le conseil de la ville l'engage pour combattre Andre Hollman, un riche propriétaire terrien (qui reste cloitré dans sa propriété et que personne n'a revu depuis 10 ans). Hollman et les hommes à sa solde font régner la terreur et essayent de récupérer tous les terres autour de Sheridan.
Tollinger est bien déterminé à faire cesser cette hégémonie. Il a le soutien du maréchal ferrant: Atkins et de sa fille.
 Il en profite aussi pour recréer des liens avec Nelly Bain, son ex épouse, qui est la patronne d'une troupe de danseuses se produisant au "Palace", un établissement qui appartient à Hollman. Nelly l'avait quitté, ne supportant plus sa vie auprés d'un homme, prêt a prendre tous les risques pour son métier.
Tollinger essaye de savoir auprès de Nelly ce qu'est devenu leur fille Betty, 5 ans qu'il n'a jamais revu depuis leur séparation.
La tâche se complique pour Tollinger quand les notables, au départ acquis à sa cause commencent à voir son "travail " d'un mauvais œil. Leurs affaires commencent à péricliter à cause du "nettoyage" du justicier.


LA CRITIQUE:
Voila un film qui nous laisse un peu sur notre faim.
Tout est un peu de deça de ce que l'on attendait. Il manque un peu d'humour, un peu d'action, un peu de lyrisme, et les protagonistes, d'épaisseur. La sobriété du film et parfois sa nonchalance ( a l'image de son célèbre premier rôle) sont parfois un peu pesantes.
Le film a parfois mal vieilli, dans sa réalisation et aussi dans ses dialogues. Il souffre aussi d'un petit budget.
Pourtant, on ne s'ennuie pas vraiment et il y a mêmes plusieurs bons moments: Mitchum en haut d'une grange défiant Claude Akins et deux autres cowboys. Ou encore l'incendie du Palace, sans oublier la dernière scène du guet apens.
Le véritable souci c'est qu'on a du mal à avoir de l'empathie pour les différents personnages, que ce soit Mitchum lui même, Jan Sterling ou pire celui de John Lupton qui est vraiment trop caricatural.
Richard Wilson, producteur, scénariste réalisa une dizaine de films dont Al Capone avec Rod Steiger et Le mercenaire de minuit avec Yul Brynner qui raconte aussi les aventures d'un "town tamer" (un nettoyeur de ville).


Robert Mitchuuuuum !
- A vos souhaits...

LA NOTE: 13/20

LE PLUS:
Un plaisir de voir dans ce long métrage, un tas de seconds rôles habitués des westerns et des series sur l'ouest: Claude Akins, John Lupton, Henry Hull, Leo Gordon, Emile Meyer ou encore Ted de Corsia.
On peut aussi apercevoir dans un petit rôle (Kitty, une des danseuses), la très belle Angie Dickinson qui deviendra une vedette grâce à sa participation a un grand classique: Rio Bravo.

LE MOINS:
Le manque d'énergie du film... On aurait souhaité une ambiance plus pesante avec un tel sujet. On aurai aimé un traitement de l'histoire un peu moins désinvolte.

Un révolver dans un chapeau... si ça continue dans un film de Mitchum y'aura un flingue dans une bible!!!

L'ANECDOTE:
Un super faux raccord à la 45 ième minute (moi qui ne les vois jamais). Quand Mitchum sort du bal, il a mis sa veste sur le dos. Il tourne à l'angle d'une rue. Le plan suivant, il arrive chez son ex femme et n'a plus de veste , juste sa chemise.

mercredi 18 janvier 2017

LA CHARGE DE LA HUITIEME BRIGADE

(A distant trumpet). 1964. USA. En couleurs. Une production Warner Bros.
Un film de Raoul Wash.
Avec Troy Donahue ( Lieutenant en second Matt Hazard) , Suzanne Pleshette (Mrs Kitty Mainwarring) , Diane Mc Bain (Laura Frelief), James Gregory (Général Alexander Upton Quaint) , William Reynolds (1 er lieutenant Teddy Mainwarring), Claude Akins (Seely Jones) et Barlett Robinson (Major Hiram Prescott).
 
LE RESUME:
Des indiens sont sur le sentier de la guerre. La cavalerie arrive puis s'arrête. Elle ne peut continuer à les poursuivre car elle a reçu l'ordre de Washington de ne pas franchir la frontière.
Pendant ce temps, à l'académie militaire de Westpoint, le général Alexander Upton Quaint, un spécialiste des indiens prodigue des cours à de futurs gradés. Il leur parle d'une tribu constituée d'indiens mercenaires qui continue à semer le trouble dans une partie de l'Arizona.
Quelques temps plus tard, une diligence arrive dans une petite ville d'Arizona avec un lieutenant fraichement promu: le lieutenant Hazard accompagné d'un guide indien. Une esclandre a lieu entre le guide et un des militaires, un sergent qui est venu les accueillir. Mais le lieutenant y met fin en donnant raison à l'indien. Ils se rendent ensuite à Fort Delivery (un poste reculé ou les militaires doivent surveiller les mouvements des peaux rouges et arrêter les fauteurs de troubles) commandé par le lieutenant Teddy Mainwarring.
Hazard fait aussi la connaissance de la femme du liutenannt: Kiki Mainwarring qui s'ennuie à mourir dans ce fort.
Alors qu 'ils sont entrain de couper des rondins de bois, hors du Fort, Hazard et quelques hommes sont victimes d'une attaque des apaches. Le lieutenant recueille Kiki, elle aussi attaquée alors qu'elle allait en ville. Comme la nuit est tombée et que la situation reste dangereuse, Hazard passe la nuit avec Kiki dans une grotte. Un jeu de séduction nait entre eux et ils tombent dans les bras de l'autre.
Revenu au Fort, Hazard décide de reprendre un entrainement intensif pour les hommes craignant une nouvelle attaque.




Pendant un orage, Troy Donahue et Suzanne Pleshette se réfugient dans une grotte et visiblement ils ont trouvé le chauffage...

LA CRITIQUE:
Un western avec beaucoup d'ambitions, trop sûrement. Le film aurait gagné à tendre vers plus de simplicité.
Y'a un peu trop de tout. Comme un bon plat ou la maitresse de maison aurait forcé sur chaque ingrédients, ça peut rapidement devenir indigeste.
Trop de scènes longuettes, trop de personnages secondaires sans envergure, un vaudeville amoureux trop prévisible, une musique trop envahissante, trop de bla bla, trop peu d'humour, des indiens trop sanguinaires et à la fin trop sympas.
Et puis on a du mal a aimer ce héros, vraiment peu sympathique.
Bref, ce qui aurait pu être un chef d'œuvre, restera un long métrage à grand spectacle qui tombe à plat.
A noter, quand même, que les 30 dernières minutes valent le détour.

LA NOTE: 11/20

"Une solution , l'indien, pour retrouver le chemin du fort?
- oui, homme blanc, toi acheter urgemment un gps..."

LE PLUS:
La dernière scène de bataille entre les apaches et la huitième brigade restera une des plus impressionnantes (au niveau intensité, en nombres de figurants aussi) que le western ai donné. Rarement on a vu une confrontation indiens/ hommes blancs plus épique.
1er Ideal du Gazon, suivi de A Pied par la chine et 3ieme Fête du slip... Mais on attend quand même la photo finish.
LE MOINS:
Le général Upton Quaint... La caution intellectuelle du film. A chaque fin de phrases (qui sont un mix de celles  de Jean Claude Van Damme et de Michel Houellebecq), il est obligé de nous sortir une locution latine.
La première passe encore; a la troisième on est déjà agacé et vers la fin, on a qu'une envie c'est qu'il se fasse chopper par les apaches pour qu'ils le scalpent. Malheureusement ça n'arrivera pas...

L'ANECDOTE:
C'est le dernier film réalisé par Raoul Walsh.

lundi 4 avril 2011

COLLINES BRULANTES (1956)

(The Burning Hills). 1956. USA. En couleurs.
Un film de Stuart Heisler.
Avec Tab Hunter (Daniel Jordan), Nathalie Wood (Maria Colton), Skip Homeier (Jack Sutton), Eduard Franz (Jacob), Claude Akins (Ben Hideman) et Earl Holliman (Mort Bayliss).

Hunter-Wood à Hollywood
 LE RESUME :
Daniel Jordan revient sur son campement et s'aperçoit que son frère a été assassiné par trois hommes. Après avoir relevé quelques indices, il arrive a retrouver leurs traces à Esperanza, une ville sous le joug d'un riche propriétaire terrien: Joe Sutton.
Justement les tueurs sont des hommes de main de Sutton.
Jordan va se glisser dans la propriété de Sutton et le blesse.
Il s'enfuit, mais il est poursuivit par la toute la bande et notamment le fils de Sutton: Jack.
Place est blessé a son tour. Evanouit, il est soigné et caché par Maria qui est aussi en guerre contre les Sutton.

LA CRITIQUE:
Les western avec Nathalie Wood se suivent mais malheureusement, ne se ressemblent pas. Quelques mois auparavant, elle tournait dans un des classiques du genre: La prisonnière du désert.
Ici dans Collines Brûlantes, on est loin mais très loin du classique. Il faut se pincer pour rester éveiller. Tout est fade dans ce "petit" western manichéen. Seul, le personnage du pisteur indien arrive à relever le niveau.

Les couleurs aussi sont brulantes...

LA NOTE: 4/20
LE PLUS: Le combat final qui arrive a nous extirper de notre sommeil.
LE MOINS: Le héros et le méchant, aussi transparent l'un que l'autre.
L'ANECDOTE: Tab Hunter a souvent été confondu avec son homonyme Jeffrey Hunter ( le héros du Rois des rois et du Brigand bien aimé).

dimanche 7 mai 2017

COUP DE PROJECTEUR: LA SAGA DES SEPT MERCENAIRES

En 1954, le plus illustre des réalisateurs japonais sort un film qui fera date: Les sept samouraïs. Avec dans les rôles principaux: Toshiro Mifune et Takashi Shimura. Ce n'est rien de dire que le film deviendra culte dans l'histoire universelle du cinéma et qu'il influencera énormément de films d'action.
De plus il obtient des critiques élogieuses et est même récompensé par un Lion d'or à la Mostra de Venise.
En 1960, Hollywood décide d'acheter les droits du film japonais car il juge le scénario excellent dé décide d'en faire un remake à la sauce western.
Produit par la Mirish Company et distribué par United Artist, ce "pur film d'action" aura un succès retentissant.
Yul Brynner avec en arrière plan Steve McQueen et Horst Bucholz
Yul Brynner obtient le rôle principal, celui de Chris, un baroudeur chargé par des paysans d'un petit village mexicain pour lutter contre Calvera (Elie Wallach), un tyran qui fait régner la terreur. Chris comprend vite qu'il doit recruter des aventuriers, comme lui, pour l'aider à accomplir sa mission.
Chaque acteurs interprètent un rôle bien défini, celui de "dur à cuire" mais avec chacun une personnalité et un passé très différent.
La principale qualité de ce film est bien entendu son casting "4 étoiles". Brynner tout d'abord, très à l'aise dans son rôle de chef fédérateur bien secondé par un Steve McQueen en pleine forme qui deviendra le mythe que l'on connait. Les seconds rôles viennent d'horizons différents mais feront tous carrières. Certains deviendront même des stars comme Charles Bronson ou James Coburn. D'autres auront une carrière plus en "dents de scie": Robert Vaughn, Horst Bucholz (un jeune premier de nationalité allemande qui sera un "étonnant" Marius dans une version très bigarrée du livre de Marcel Pagnol: Fanny en 1961).
A la base c'est l'immense Anthony Quinn qui devait jouer l'immonde Cavalera. Il se désistera à quelques mois du début du tournage et sera remplacé par Elie Wallach (l'inoubliable Tuco dans Le bon, la brute et le truand).

Elie Wallach




Pour la petite histoire, McQueen qui était encore en contrat pour la série Au nom de la loi, dut simuler un accident de voiture pour s'échapper du tournage et rejoindre l'équipe du film. Son instinct lui donna raison car le film lancera son statut de superstar mondiale.


Steve McQueen

Le scénario du film est écrit par William Roberts, mais il est bien sur calqué sur le film japonais.
L'autre principal atout du film, c'est le fameux thème principal d'Elmer Bernstein qui deviendra la plus célèbre des musiques de western ( avec celle d'Il était une fois dans l'ouest de Morricone). Bernstein obtiendra d'ailleurs l'oscar de la meilleure musique de film.
Le film fit un énorme carton au box office mondial. Si l'on considère sa sortie puis "ses ressorties", il cumulera plus de 7 millions d'entrées en France.











Les producteurs, loin d'être bêtes, ont conscience du potentiel du film et veulent profiter de la manne financière du film. Ils mettront un peu de temps mais lanceront en 1966: Le retour des 7.
Le film est réalisé par Burt Kennedy. McQueen, au sommet de sa carrière, décline l'offre des producteur de reprendre son personnage de Vin. C'est Robert Fuller qui le remplacera.
Robert Fuller, le nouveau "Vin" dans la suite: Le retour des sept.

On essaye bien de reprendre les mêmes ficelles de ce qui avait fait le succès en 1960: un scénario "copié collé", Brynner bien sûr dans le rôle de Chris, et la musique de Bernstein.
Ce qui cloche c'est le reste du casting, les six nouveaux mercenaires n'ont pas le charme ni la fraicheur des premiers. Pourtant parmi eux, il y a Warren Oates (Qui veut la tête d'Alfredo Garcia) et l'habitué du stestson: Claude Atkins.
Le film, particulièrement ennuyeux, ne laissera pas un souvenir impérissable aux afficionados du genre. Quoi qu'il en soit, il marche suffisamment pour qu'un troisième soit mis en chantier.
C'est chose faite en 1969 avec Les colts des septs mercenaires. Là Yul Brynner décide qu'il grand temps d'arrêter. Et c'est le grand Georges Kennedy qui reprend le personnage de Chris.
Ce film a fait l'objet d'une critique sur notre site:
L'affiche américaine des Colts des 7 mercenaires (1969)
Le long métrage, mou du genou, n'apporte rien à la saga. Les mercenaires sont encore plus effacés que dans le précédent, et seul Joe Don Baker arrive à tirer son épingle du jeu.
La réalisation paresseuse de Paul Wendkos, un spécialiste des téléfilms n'offre rien au mythe.
Personne ne pense qu'il y aura un nouveau film, c'est sans compter l'obstination dès producteurs hollywoodiens.
En 1972, en effet, sort La chevauchée des sept mercenaires. On pouvait craindre le pire, mais c'est une bonne surprise que l'on découvre. Lee Van Cleef qui a bénéficié d'un second souffle dans sa carrière grâce aux westerns spaghettis campe le marshall Chris Adams. Bien qu'il ai le même prénom que Brynner dans l'original, il ne s'agirait pas du même personnage.
Lee Van Cleef avec ses hommes dans La chevauchée des 7 mercenaires (1972)
Van Cleef, impeccable comme toujours , fait la différence avec sa classe naturelle. Le scénario même s'il n'est pas très original, tient la route et le film se laisse voir sans déplaisir.
Pour la réalisation c'est George Mc Gowan qui s'y colle, il deviendra un spécialiste de la série télé en mettant en scène plusieurs épisodes de Starsky et Hutch, Drôles de dames, Banacek ou encore Frank, Chasseur de fauves.

Deux ans passent, quand sort l'excellent film de science fiction Mondwest réalisé par Michael Crichton (le romancier et inventeur de Jurassic Park). L'écrivain réussit la prouesse d'innover dans le domaine de la Sf en faisant un film inédit dans son propos et totalement réussi.
Pourquoi nous le citons ici? Parce que le personnage joué par Yul Brynner, ce cyborg qui doit amuser la galerie dans un parc d'attraction américain mais qui va vite se révolter contre sa condition de" robot soumis "se révèle être un ersatz de Chris, le héros des Sept mercenaires de 1960. (Au détail près, dans le costume).
Brynner impressionne dans sa performance d'acteur. Une série avec Anthony Hopkins et Ed Harris, que je n'ai pas encore vu, a été tiré du film et a été diffusé l'année dernière sur une chaine américaine sous le titre Westworld (le titre original du film aussi, d'ailleurs). Il parait que le résultat est excellent.

L'inquiétant robot joué par Yul Brunner dans Mondwest (1974)
Le 10 avril 1981 sort le nouveau single du mythique groupe punk The Clash (avec le regretté Joe Strummer comme chanteur). Le nom du single: The magnificient seven, un bel hommage au film culte.
En 1998, Pen Desham et John Watson relancent la machine sous la forme d'une série de 22 épisodes en deux saisons.
Michael Biehn, le "gentil" du Terminator de James Cameron campe le chef des mercenaires: Chris Larabee. Le discret Eric Close (qui s'illustrera ensuite dans la série FBI, Portés disparus reprend le rôle tenu par McQueen (en 1960), le très "cool" Vin Tanner.
Ron Perlman (au centre), Eric Close (a coté de lui) et Michael Biehn à l'extreme droite (comme Marine) sont les héros de la série de1998
Autour d'eux, celui qui se distingue du lot, c'est Ron Perlman (Hellboy ou encore la série Sons of anarchy). Perlman, avec son physique hors norme, tient le rôle de Josiah Sanchez.
La série, sans être mauvaise (loin de là) souffre de l'ombre étouffante de son ancêtre, le film de Sturges.
Biehn n'a pas les épaules. Il aurait fallu une vieille gloire du ciné et un immense acteur du style de Brian Dennehy  ou Lance Henriksen pour donner un peu plus de tonus à la série.
Dale Midkiff (qui fut un étonnant Elvis Presley dans un téléfilm) dans la série de 98.
La MGM à l'idée au début des "années 2010" de lancer un projet de remake du classique de 1960.
Tom Cruise dès le départ de cette idée, se positionne et se voit bien dans la peau du leader des mercenaires. A ses côtés, les producteurs imaginent bien Matt Damon, Viggo Mortensen ou encore le vétéran Morgan Freeman. Si "l'affiche" se révèle alléchante, on imagine mal Cruise en leader des mercenaires.
Le projet patine un peu, et Cruise s'en va vers d'autres horizons: les suites de Mission Impossible ou les films d'action style Jack Reacher.

Tom Cruise, un temps bien placé dans le rôle principal du remake des 7 mercenaires.


En 2015, la MGM s'obstine. Denzel Washington se positionne et ramène avec lui son pote et réalisateur fétiche: Antoine Fuqua (réalisateur Training day ou encore Equalizzer avec Washington). L'idée est bonne. Washington, pilier du box office, possède un charisme indéniable et est toujours bon même dans des productions passables (Déja vu, L'attaque du métro 123).
Le film veut surfer sur la vague de succès des derniers westerns produits dont deux qui sont également des remakes: 3H10 pour Yuma ou encore True grit (le plus grand succès populaire des frères Coen, à ce jour).
Chris Pratt, la nouvelle sensation d'Hollywood et Ethan Hawke se joignent à l'aventure.
Deux scénaristes s'attèlent à remanier le scénario existant, il s'agit de John Lee Hanckock et de Nic Pizzolatto, le créateur de la série True Detective (un véritable chef d'œuvre).
Le film obtiendra des critiques plutôt positives et sera un succès au box office (160 millions à ce jour de recettes mondiales pour un budget de 90 millions de dollars).
Les 7 mercenaires version 2016












LE SHERIF

(The proud ones). 1956. USA. En couleurs. Une distribution Twentieh Century Fox. Un film de Robert D. Webb Avec: Robert Ryan ...............