vendredi 27 avril 2012

LE CONVOI MAUDIT

(The Outriders). 1950. USA. En couleurs.
Un film de Roy Rowland
Avec Joel Mc Crea (Will Owen), Arlène Dalh (Jen Gort), Barry Sullivan (Jesse Wallace), James Whitmore (Clint Priest), Ramon Novarro (Don Antonio Chaves) et Jeff Corey (Keeley).

Comme les rois mages en Galilée (air connu)

LE RESUME:
Pendant la guerre de Secession, dans le camp de Benton, trois prisonniers confédérés:Will Owen, Jesse Wallace et Clint Priest  parviennent à s'échapper.
 Poursuivis par les Nordistes, ils  trouvent refuge  chez une bande d'irréguliers commandé par Keeley, lui même à la solde du terrible Qantril. Ces francs tireurs, en marge de la guerre, font régner la terreur partout ou ils passent.
Keeley propose un "coup " aux trois hommes. Ils doivent intégrés le convoi emmené par Don Antonio Chaves qui doit partir de Santa Fe pour arriver à St Louis. Dans ce convoi, des kilos d'orsont cachés au fond des chariots. Le but étant pour Keeley de tendre une embuscade , de récupérer l'or aidé par les trois amis infiltrés.
Arrivés à Santa Fe, Owen et ses deux comparses proposent leur aide à Chaves qui refusent catégoriquement.
Owen et ses hommes suivent le convoi à distance. Lors d'une attaque d'Apaches, ils viennent les sauver. Chaves après ce morceau de bravoure, accepte bien volontiers que les trois aventuriers les accompagnent.
Fait également partie du voyage,  la superbe Jen Gort, une veuve qui ne laisse indifférend ni Owen ni Wallace Une rivalité va naitre entre les deux amis. Et Owen comprend que rien n'arretera Walace dans l'execution du mauvais coup.

LA CRITIQUE:
C'est un western de grande qualité que met en scène Roy Rowland. Le deuxième western en technicolor que produit la  MGM (malgré le "noir et blanc" des photos).
Nous assistons à des morceaux de bravoure d'un bout à l'autre du film: attaques d'indiens, traversée de la rivière en radeau, bagarres... Enchanteur.
La réalisation, le scénario, la musique (d'Andre Previn), nous comblent. Whitmore, Nelson et Ramon Novarro  sont impeccables dans leurs rôles et Arlène Dahl possède une beauté magnétique.
J'ai lu sur le net certaines critiques mitigées sur ce film: certes, il n'est pas considéré comme un grand classique... Mais au moins il a le mérite de tenir en haleine même si oui, tout est assez prévisible. Il possède la fraicheur, la candeur que n'ont pas certains favoris des critiques.
A découvrir ou redécouvrir.
"J'ai l'impression que tu fuis mon regard...
-Mais qu'est ce qui te fais dire ça?"


LA NOTE: 17/20
LE PLUS:
Le bal improvisé pendant l'acheminement du convoi. Une réussite entre humour et gravité.
Et puis pendant cette fête, il ya la superbe scène ou le personnage joué par Arlène Dalh change de chaussures. Une merveille de sensualité pour l'époque. Et aussi un moment symbolique, elle troque ses chaussures noire  (symbolisant le deuil de son mari) et en chaussent des vertes (couleur de l'espérance. Elle se sent prête à recommencer sa vie).
LE MOINS:
Joel Mc Crea, trop effacé... C'est plutôt dans son tempérament d'acteur... Mais là, on l'aimerait beaucoup plus flamboyant.
L'ANECDOTE:
Joel Mc Crea est resté marié 57 ans ( de 1933 à sa mort en 1990) a la même femme, une actrice qui s'appelait France Dee. C'est assez rare à Hollywood pour le souligner.
LE COUP DE PROJECTEUR: RAMON NOVARRO
Ramon Novarro né en 1899 au Mexique devient une immense star dans les années 20. Il sera considéré comme le pricipal rival du célèbre Rudolph Valentino.
On peut le voir dans Le prisonnier de Zenda, L'Arabe ou encore Mata Hari aux cotés de Greta Garbo, mais son titre de gloire sera le rôle titre dans Ben Hur.
Sa carrière decline dans les années 30 et devient même carrément confidentielle dans les années 40. Heureusement, Novarro est à l'abri du besoin grace a de juteux placements immobliers.
Son homosexualité n'est plus un mystère pour personne, et c'est certainement ça qui a fait que son aura est décliné dans le coeur des spectatrices.
Son dernier film sera d'ailleurs un western: La diablesse en collants roses avec Anthony Quinn et Sophia Loren.
Le 30 Octobre 1968, il est sauvagement assassiné dans sa villa Hollywoodienne après avoir été torturé. Deux hommes sont ensuite arrêtés après avoir dérobé seulement 20 dollars. C'était certainement deux prostitués que Novarro avait lui même engagé pour passer la nuit avec lui...


mercredi 25 avril 2012

UNE ARME POUR UN LACHE

(Gun for a coward). 1956. USA. En couleurs.
Un film de Abner Biberman.
Avec Fred MacMurray (Will Keough), Jeffrey Hunter (Bless Keough), Dean Stockwell (Harry Keough),Janice Rule (Audrey Niven), Chills Wills (Loving) et Josephine Hutchinson (Mme Keough, la mère).

LE RESUME:
Will Keough a reprit les rênes du ranch familial depuis la mort de son père. Il est aidé dans sa tâche par ses deux frères: Bless, un homme empli de doutes et de craintes a la réputation de lâche et Harry le plus jeune, véritable "tête brulée".
Mme Keough, la mère des trois garçons, est trop protectrice avec Bless et délaisse littéralement ses deux autres fils. Elle veut quitter la vie dure du ranch et emmener avec elle à St Louis, Bless qu'elle juge trop sensible pour devenir un cowboy.
Bless, de son coté, veut rester travailler au ranch et montrer à tout le monde qu'il est fait pour la vie de vacher en prouvant qu'il peut être un meneur d'homme.
La situation se complique quand il ne peut refreiner l'amour qu'il a pour Audrey Niven, une voisine, la fiancée de son ainé Will. De son côté, Audrey ne reste pas indifférente au charme et à la sensibilité de Bless.
Et ça veut jouer Jesus, ça!

LA CRITIQUE:
Il y a les bons western... et les autres. Une arme pour un lâche fait plutôt partie de la deuxième catégorie. Le film, court sur sa durée, n'en finit pas tellement l'histoire est paresseuse et redondante.
Ce western manque d'action, de rythme et de souffle. On sait pertinamment comment cela va finir... Ce bon Bless, pas dégourdi pour un rond, prouvera à tout le monde qu'il n'est pas un peureux, qu'il en a dans le pantalon et qu'il peut mettre une bonne tabasse à quiquonque... Le rêve américain, quoi!
Fred MacMurray "en mode" Lucky Luke

LA NOTE: 6/20
LE PLUS:
 Fred MacMurray sauve en partie les meubles.
LE MOINS:
 Des dialogues et un phrasé vieillot, ils faut les entendre dire "Moman" à tout bout de champs.
L'ANECDOTE:
 C'est bien ce bon Dean Stockwell, le fameux hollogramme "Ziggy" dans la série Code Quantum  qui joue le plus jeune des frères Keough.
Il interprète sorte de James Dean du pauvre, acnéique mais rebelle. (et réciproquemment).
A noter si vous allez faire un tour sur Wikipédia, la belle carrière de cet acteur, finalement peu connu en France.

mercredi 25 janvier 2012

SEPT SECONDES EN ENFER

Un plan...américain.
(Hour of the gun). 1967. USA. En couleurs.
Un film de John Sturges.
Avec James Garner (Wyatt Earp), Jason Robards (Virgil "Doc" Holiday), Robert Ryan (Clanton), Albert Salmi (Octavius Roy), Steve Ihnat (Andy Warshaw), Michael Tolan (Peter Spence), Bill Fletcher (Shériff Jimmy Bryan) et Jon Voight (Curly Bill Brocius).
LE RESUME:
L'histoire commence au début du fameux "règlement de comptes à Ok Corral" qui voit s'affronter la bande des Clanton à la famille Earp.
Wyatt Earp le célèbre marshall aidé de ses deux frères: Virgil et Morgan et de son plus vieil ami, le dentiste tuberculeux Doc Hollyday prennent l'ascendant sur leurs ennemis.
Mais ce n'est finalement que le début qu'une longue série de meurtres qui va entacher Dodge City.
Ike Clanton et sa bande ne pensent qu'a sa revanche et à reprendre le pouvoir dans sa ville, il  tuera Morgan et laissera Virgil pour handicapé.
La soif de vengeance et la haine vont prendre le pas sur la justice pour Wyatt Earp. Même Doc n'arrive plus à comprendre son ami. Malgré cela, il va le suivre dans sa croisade sanglante.
Résultat de recherche d'images pour "hour of the gun"
L'affiche française
LA CRITIQUE:
Le titre français de ce western est pour une fois bien meilleur que le titre américain, et il évoque le temps en secondes que dura le fameux règlement de comptes.
Sans être vraiment une suite officielle au Règlements de compte à OK CORRAL, Sturges débute son film quasiment ou il avait laissé le précédent.
Tout est dit grâce à l'accroche de l'affiche américaine: Wyatt Earp: un héros avec un badge ou un tueur de sang froid? Car c'est bien la grande question qui résume ce film.
Le film aurait pu devenir un grand classique, un film culte, mais au bout d'un moment, il se perd dans des méandres un peu obscurs et surtout devient ennuyeux et lassant.
Film d'hommes s'il en est (quasi pas de présence féminine à l'écran), Sturges aurait du introduire un peu plus de sensibilité et de rondeurs, de nuances dans ce film trop abrupt, sans pour autant dénaturer le propos.



LA NOTE: 14/20
LE PLUS: La première demi heure qui commence avec le fameux règlement de compte...
La première version d'intouchables?

4 garçons dans le vent...
LE MOINS: La deuxième partie perd en intensité et devient nettement moins "prenante".
L'ANECDOTE:
James Garner reprendra son rôle de Wyatt Earp dans Meutres à Hollywood (1988) de Blake Edwards.  Bruce Willis joue Tom Mix, le célèbre acteur, qui doit interpréter le marshall
dans une production à gros budget. Il demande l'aide du véritable Wyatt Earp comme conseiller technique. Les deux hommes vont vivre des aventures rocambolesques.



lundi 23 janvier 2012

CINQ CARTES A ABATTRE

(Five card studs). 1968. USA. En couleurs.
Un film de Henry Hathaway
La classe américaine...
avec Dean Martin (Van Morgan), Robert Mitchum (Révérend Jonathan Rudd), Inger Stevens (Lily Langford), Roddy McDowall (Nick Evers), Yaphet Kotto (George), Katherine Justice (Nora Evers) et Bill Fletcher (Joe Hearley).

LE RESUME:
Au Texas en 1880, se tient une partie de poker dans le saloon de la ville. A la table se trouvent 7 hommes dont Van Morgan, un joueur professionnel et Nick Evers, le fils du plus riche propriétaire terrien des alentours.
Alors que Morgan s'absente quelques instants, Evens surprend un tricheur à la table. Immédiatement ils décident d'aller le pendre dans un vieil entrepôt... Quand Morgan apprend ça, il se jette à leur poursuite pour arrêter le lynchage.
Morgan essaye de les arrêter mais prend un violent coup au visage et tombe évanoui.
 Quand il se réveille, le lendemain matin il se retrouve près du saloon complètement groggy.
Le tricheur pendu était un étranger et personne ne sait comment il s'appelait.
Ecoeuré par les évènements de la veille, Morgan décide de quitter Rincon pour aller tenter sa chance à Denver.
Quelques semaines plus tard, il reçoit la visite de George, le barman du saloon qui le met en garde. Effectivement à Rincon, rôde un mystérieux tueur qui a déja étranglé deux des participants au lynchage.
Sous un de ces chapeaux, se cache Patrick Bruel... Saurez vous le retrouver?
LA CRITIQUE:
Un western avec des acteurs et des décors traditionnels mais une intrigue qui ne l'est pas. Pourquoi ne pas y avoir pensé avant : le cocktail western+ thriller fonctionne parfaitement bien.
Qui tue un par un les joueurs de poker qui ont fini par lyncher ce pauvre tricheur.
L'atmosphère particulière, la psychose et la parano qui s'installent en ville sont parfaitement restituées . Et Henry Hathaway ose: l'humour "noir" parfois (dans certains dialogues) et une ou deux scènes chocs (l'une des victimes du tueurs est pendue a des fils de fers barbelés).
Mitchum retrouve un rôle qui n'est pas très éloigné de celui de La nuit du chasseur et Dean Martin nous semble beaucoup plus impliqué que dans Bandolero par exemple.
C'est aussi un plaisir de voir la très belle Inger Stevens dans un des ces dernièrs rôles. Elle se suicidera l'année suivante.
Pour résumer: un bon casting, une intrigue inédite dans un western, des dialogues bien sentis, une atmosphère particulière, un très bon Yaphet Kotto, et le sosie de James Coburn font de ce film , un western étrange mais attachant.

Le jour du..."saigneur".















LA NOTE: 15/20

LE PLUS: Une atmosphère particulière mise en valeur par la musique type "fête foraine" de Maurice Jarre.

LE MOINS: Certaines facilités scénaristiques.

L'ANECDOTE: Yaphet Kotto sera le Dr Big, le méchant du premier James Bond avec Roger Moore: Vivre et laisser mourir. Et Roddy McDowall trouvera
son rôle le plus emblématique dans La planète des singes et ses suites.


L'acteur Bill Fletcher ( James Coburn ou David Carradine n'étaient pas libres?)


dimanche 8 janvier 2012

LE DESERTEUR DE FORT ALAMO

(The man from the Alamo). 1953 USA. En couleurs.
Un film de Budd Boetticher.
Avec Glenn Ford (John Stroud), Julie Adams (Beth Anders), Hugh O' Brian (Lieutenant Tom Lamar), Chill Wills (John Gage), Victor Jory (Jess Wade), Trevor Bardett (Davy Crockett) et Guy William ( Le sergent).
Ca va pas Ford en ce moment, je crois qu'on cherche sérieusement à me lyncher...


LE RESUME: (pris sur le site WIKIPEDIA)
Devant l'avancée des troupes mexicaines du Général Santa Anna, le général Sam Houston lève une armée pour défendre la république du Texas. Il demande au colonel Travis de résister le plus longtemps possible à Fort Alamo. Johnny Stroud, un combattant du fort, est tiré de son sort pour aller protéger les familles de ses compagnons, des mercenaires de Jess Wade. Arrivé trop tard, il ne découvre que des décombres fumantes. Il recueille Carlos, le jeune fils de son ancien régisseur, qui est le seul survivant. Dans la ville voisine, les habitants ont appris que Fort Alamo était tombé et, prenant Stroud pour un lâche, ils décident de le lyncher.

LA CRITIQUE
Budd Boetticher nous fait le tâcheron... Jeune réalisateur à l'époque, il  nous livre un film de commande, sans âme.
L'intrigue, pourtant sans véritable temps mort, reste une succession de scènes qui nous laisse indifférend.
Est ce a cause de la courte durée du film ou d'une mauvaise direction d'acteurs, on n'arrive pas à s'attacher aux personnages.
Un "raté" dans la carrière de Boetticher, dommage car le scénario et un casting interessant aurait pu faire un bon petit film.
LA NOTE: 5/20
LE PLUS: Ca fait plaisir de voir ce bon Guy Williams (le Zorro de notre enfance, jouer un petit rôle)
" Ho, Zorro, enlève ton masque ; on t'a reconnu!"... et voilà on l'a reconnu...

LE MOINS: A un moment, on en a vraiment marre et on a envie que Glenn Ford balance pourquoi il est parti de Fort Alamo... Bon je sais, en même temps si il le disait trop rapidement, il n'y aurait plus de film...Soit.
L'ANECDOTE:
Lors de la réunion de Sam Houston, au début du film, sur le destin du Texas; on peut facilement reconnaitre en arrière plan Stuart Whitman jouant un garde. Un de ses premiers rôles. Rappelons que Whitman est un habitué du western: Sept hommes à abattre, Rio Concho, les commancheros et surtout la série Cimarron.

mardi 28 juin 2011

JOSEY WALES HORS LA LOI

(The outlaw Josey Wales). 1976. USA. En couleurs.
Un film de Clint Eastwood.
Avec Clint Eastwood (Josey Wales), Chief Dan George (Lone Watie), Sondra Locke (Laura Lee), John Vernon (Fletcher), Bill Mc Kinney (Terrill), Sam Bottoms (Jamie), Paula Truman (Grand ma Sarah) et Geraldine Keams (Little Moolight).
Comme son nom l'indique...

LE RESUME:
 Lors des derniers jours de la guerre de secession; Josey Wales, un paisible fermier du sud,voit sa femme et don fils se faire massacrer , sous ses yeux par une poignée de soldats yankees. Ces derniers les "reds legs" dirigés par Terril laissent Wales et incendient sa maison.
Après s'
Ivre de vengeance, il rejoint la bande de Quantrill, des outlaws sudistes qui font régner la terreur et le désordre.
Les nordistes proposent une réédition et une amnistie a la bande. Fletcher et toute la bande acceptent, las de mener cette vie d'aventuriers... Seul Josey refuse pour continuer le combat. De toutes façons il n'a plus de famille ni d'endroit pour se réfugier.
Mais l'amnistie est un piège (tendu notamment par Fletcher qui a vendu ses hommes) et tous les amis de Wales se font massacrer. Josey arrive a sauver le jeune Jamie qu'il considère un peu comme son fils.
Les deux hommes prennent la fuite mais ils sont poursuivis par Terril et Fletcher.
Malheureuseument, Jamie n'arrive pas a se soigner et  meurt des suites de ses blessures dans les bras de Josey.
La fureur de Wales grandit encore, et il jure de tuer Fletcher et Terril...
 Alors qu'il se cache il fait la connaissance de Lone Watie, un vieux chef indien roublard mais plein d'humanité qui décide de lui  donner son amitié.
Devine qui vient diner ce soir?

Un livre, un film...

LA CRITIQUE:
Josey Wales hors la loi est le troisième film réalisé par Clint Eastwood. Et bien avant Pale Rider ou Impitoyable, il signe là un véritable chef d'oeuvre.
Josey Wales est un film âpre, violent sans concession sauf peut être celle de declarer son amour pour un genre qui tombe dans les années 70 en désuétude.
Le film peut etre considéré comme un pamphlet contre la violence... mais surprise le "pale rider" nous fait partager son plaisir coupable. On se réjouit quand il descend tel ou tel "bad guy"...
On est loin du gentil cowboy que l'on avait découvert dans Rawhide, ici le personnage d'Eastwood souffre, toute son âme est pervertie par le désir de vengeance et il nous montre admirablement que c'est un homme qui n'a plus rien a perdre. Sa vie n'a plus vraiment d'importance et c'est ça qui le rend extrêmement dangereux voire quasi indestructible.

LA NOTE: 18.5/20
LE PLUS: Un générique magnifiquement beau. La bande des rebelles sudistes chevauchant sur fond bleu avec le générique qui apparait.
Come on Wales...

  LE MOINS: On aurait aimé un méchant plus charismarique, à la hauteur du personnage d'Eastwood. On aurait aimé voir un Lee Marvin ou un Gene Hackman dans ce rôle là.
L'ANECDOTE:
En 1986, à l'instar de Clint Eastwood, l'acteur Michael Parks joue le rôle principal et réalise un téléfilm sur Josey Wales censé se dérouler quelques années plus tard: The return of Josey Wales.
(cf "la photo de la jacquette video américaine").

vendredi 24 juin 2011

SIX CHEVAUX DANS LA PLAINE

(Six black horses). 1961. USA. En couleurs.
Un film de Harry Keller.
Avec Audie Murphy (Ben Lane), Dan Duryae (Franck Jesse), Joan O' Bryen (Kelly), George Wallace (Boone), Roy Barcroft (le propriétaire des mustang) et Henry Wills (le chef des coyoteros).
Hé coco, je viens d'avoir une idée pour le titre du film...
LE RESUME:
Après avoir laissé son cheval blessé, Ben Lane se retrouve à marcher dans le désert, avec comme unique bien : sa selle et son ceinturon à révolver.
Par chance, il tombe sur un groupe de six mustang. Il arrive à en capturer un, au lasso. Après l'avoir calmé et dressé péniblement, Lane parvient à le monter.
Arrivent au même moment, le propriétaire des mustang avec ses hommes de main. Prenant Lane pour un voleur de chevaux, ils décident de le pendre manu-militari.
Lane est sauvé, de justesse, du lynchage par un aventurier nommé Frank Jesse.
Les deux hommes continuent leur route jusqu'à Perdido et se lient d'amitié malgré leurs caractères différents (Jesse est exubhérant, et Lane plutôt taciturne).
En sortant de la cantina ou ils se sont restaurer, nos héros sont pris sous le feu des balles. Ils finissent par tuer leurs deux agresseurs inconnus.
Kelly , une belle jeune femme décide de les engager, pour rejoindre son mari à Del Cobre, moyennant un salaire de 1000 dollars chacun,.
Malgré l'offre alléchante, les deux cowboys hésitent puisqu'il faut traverser le territoire des redoutables indiens Coyoteros (depuis peu sur le sentier de la guerre).

Mais quelle feignasse ce chien...
LA CRITIQUE:
Film nerveux et quasiment sans temps mort (du aussi à sa courte durée: 1h19), Six chevaux dans la plaine demeure une bonne surprise.
Réalisé par un "presque"inconnu : Harry Keller (Quantez, les sept chemins du couchant), le film, parfois subtil est riche grace à l'excellent scénario de Burt Kennedy.
On s'attache, finalement, au presonnage de Frank Jesse (pourtant avec un passif chargé), qui s' humanise au contact de la belle kelly. Au fil de l'histoire, plusieurs fois il fait le bilan de sa vie (notamment les aspects les plus sombres). Quand à Ben Lane, "droit dans ses bottes" au début du film, il devra tuer pour obtenir ce qu'il veut: Kelly. Pas si morale que ça...
Rex aux pieds! Sors de cette affiche!


LA NOTE: 15/20
LE PLUS: Dan Duryae, parfait dans son rôle de tueur professionnel, paradoxalement sympathique. D'ailleurs son nom est la contraction des deux prénoms des célèbres frères James: Franck et Jesse. Ces deux hors la loi  qui ont commis de nombreux méfaits ont souvent suscités la compassion mêlée à l'admiration. Leur histoire s'est muée en légende...
LE MOINS: La fin du film me semble baclée et expédiée.
L'ANECDOTE:
Anecdote connue mais bonne à rappeler: Audie Murphy est devenu acteur parce qu'il fut le soldat américain le plus décoré de la seconde guerre mondiale.  A côté de Colmar, Audie Murphy empêcha tout seul l'encerclement et la destruction probable de son unité. Au cours de cette bataille il tua 50 soldats allemands. Murphy a été décoré de la Medal of Honnor à cette occasion (Source Wikipédia)...

jeudi 23 juin 2011

LA POURSUITE DURA SEPT JOURS

Guy Madison foire bêtement son "permis chariot"

(The command). 1954. USA. En couleurs.
Un film de David Butler.
Avec Guy Madison (Capitaine Robert Mc Law), Joan Welson (Martha Cutting), James Whitmore (Sergent Elliot), Carl Benton Reid (Colonel Janeway), Harvey Lembeck (Gottschalk) et Ray Teal (Docteur Trent).

LE RESUME:
Alors qu'ils rentrent à leur garnison, un régiment de cavalerie est attaqué par les indiens. Touché par une flèche, le commandant, avant de mourir, demande au jeune Docteur Mc Law de prendre le commandement.
Le capitaine Mc law est un novice qui connait rien aux tactiques de la guerre... Les cavaliers voient ça d'un très mauvais oeil d'être commandé par un homme inexpérimenté.
Alors qu'ils arrivent dans une ville ou siège un bataillon d'infanterie, le sergent Elliot demande à Mc Law d'arborer les insignes officielles de capitaine pour créer l'illusion... Mc Law hésite puis accepte.
En ville, le colonel Janeway ordonne à Mc Law de les accompagner afin d'escorter ensemble,un convoi de civils. Mc Law obéit sans oser dire qu'il n'est qu' un médecin avec le grade de capitaine.
Il fait la connaissance de Martha Cutting. Martha est au chevet dans un chariot du jeune Pellegrini, très gravement malade. Mc Law redoute qu'il soit victime de la petite vérole et qu'il contamine tout le convoi.
Le lendemain tout le monde se met en route mais ils vont etre vite confronté à plusieurs tribus indiennes sur le sentier de la guerre.
Promis! Après il l'emmène danser le "madison"...
LA CRITIQUE:
La poursuite dura sept jours reste le premier western tourné en "cinémascope " par la Warner et c'est plutôt une réussite. Tous les ingrédients se retrouvent réunis pour un bon spectacle familial: grands sentiments, action , actes de bravoure...
Guy Madison endosse avec brio ce rôle délicat du novice embarqué dans un dilemme: soit avouer qu'il n'est qu'un simple médecin sans expérience militaire, soit assumer ses responsabilités et mener les troupes au combat, tout en sauvant les civils. Biensûr, c'est cousu de fil blanc puisqu' il se révelera un aussi bon stratège qu'un excellent médecin. Et il finira par gagner le respect et la confiance de ces hommes.
Dans les années 60, Madison continuera à jouer les cow- boys du coté de l'Italie.
A noter aussi une excellente musique du "maitre du genre": Dimitri Tiomkin (Duel au soleil, Le train sifflera trois fois, La captive du désert ou encore Rio Bravo).
On peut quand même regretter le classicisme de certains passages ou de certains personnages (notamment Joan Welson qui n'a que deux expressions de visage dans sa palette d'actrice).

LA NOTE: 13/20
LE PLUS: Excellente prestation de James Whitmore dans le rôle du rugueux sergent Elliot.
LE MOINS: Au bout d'un moment, on a vraiment envie que Mc Law crache le morceau sur son statut, pour qu'il arrête enfin de tourner  autout du pot (en même temps y'aurait plus vraiment de film)
L'ANECDOTE:
Madison incarna deux grandes figures de l'Ouest: Wild Bill Hickok dans une série télé entre 1951 et 1958 et Wyatt Earp dans Duel à Rio Bravo en 1964.

mercredi 22 juin 2011

LE CAVALIER DE LA MORT

(Man in the saddle). 1951.  USA. En couleurs.
Un film d'André de Toth.
Avec Randolph Scott (Owen Merritt), Joan Leslie (Laurie), Ellen Drue (Nan), Alexander Knox (Will Isham), Richard Robler (Fay Dutcher) et John Russell (Clagg).


Un livre, un film.

LE RESUME:
Owen Merritt est un honnête propriétaire terrien. Il possède un troupeau modeste. Mais près de chez lui , il y a le ranch Skull, une énorme propriété. Son patron est Will Isham, un homme sans scrupule qui osera tout pour arriver à ses fins.
Isham va epouser Laurie, la femme qu'aime Merritt. Laurie a attendu en vain que Merritt se décide à lui demander sa main... sans succès.
 Isham a engagé Fay Dutcher, un redoutable pistolero pour faire pression sur les ranchers de la région, pour qu'ils vendent leurs biens.
Seul Merritt résiste, mais un soir que toute l'équipe bivouaque près du troupeau, un des hommes de Merritt est lachement assassiné. Le bétail prit de panique s'éparpille dans la nature.
Merritt après avoir essayer de calmer les esprits, juge que ça a trop duré, il veut réclamer des comptes et se venger.

Bientôt engagé chez Sebastien dans " le plus grand cabaret du monde" ...

Randolph Scott à choppé "la grosse tête".

LA CRITIQUE:
S'il ya bien un acteur qui a consacré sa carrière au western, c'est Randolph Scott. Il jouera dans une trentaine de films du genre. Pourtant le grand public a oublié cette star des années 50. On entendra à nouveau parler de lui dans les années 90, puisque plusieurs biographes jurent qu'il formait un couple avec Cary Grant. En tout cas il y a peu de films ou il a "impressionné la pellicule". Le cavalier de la mort ne déroge pas à la règle. C'est un honnête film, malheureusement sans surprise et accumulant les clichés... si l'on excepte le chapeau a drôle de rebord de Scott et l'habit du méchant (Dutcher) visiblement volé dans la penderie de... Louis Mariano... Convenons en , on a pas grand chose à se mettre sous la dent.


LA NOTE: 11/20
LE PLUS: La chanson titre du film "Man in the saddle", que l'on entend dans le générique du début et pendant le film, autour d'un feu de bois...
LE MOINS: Randolph Scott est vraiment agaçant dans ce film... Difficile de dire pourquoi.
L'ANECDOTE:  André de Toth avait d'autres cordes à son arc que celle de réalisateur, puisqu'il aimait la peinture. Il exposa en 1983 à Los Angelès.

dimanche 19 juin 2011

WILL PENNY LE SOLITAIRE

  

L'homme qui valait un "penny" avec l'homme qui valait trois milliards...
(Will Penny). 1968. USA. En couleurs.
Un film de Tom Gries.
Avec Charlton Heston ( Will Penny), Joan Hackett (Catherine Allen), Donald Pleasance (le prêcheur Quint), Lee Majors (Blue), Jon "Francis" Gries (Horace), Ben Johnson (Alex) et Bruce Dern (Rafe Quint).

LE RESUME:
Au Montana, la saison d'été se finit pour un groupe de cowboys. Parmi eux se trouve Will Penny, un cow boy qui approche de la cinquantaine.
Penny, Blue et Dutchy décident d'aller chercher du travail dans un ranch pour la saison d'hiver.
Au petit matin, alors qu'ils bivouaquent, un élan s'approche de leur campement. Blue et Dutchy décident de le tuer pour avoir de la viande fraiche. Mais au même moment l'élan est abattu sous leurs yeux par le prêcheur Quint et ses enfants.
Blue aimerait partagerle résultat de cette chasse, mais ce n'est pas l'avis de Quint qui fait ouvrir le feu.
Will Penny s'en mêle et tue l'un des fils de Quint. Dutchy, est gravement blessé.
Quint fait chemin arrière, non sans avoir juré qu'il se vengerait par tous les moyens.
Blue et Penny décident de se rendre dans la ville la plus proche pour trouver un médecin. En cours de route ils s'arrêtent dans une auberge crasseuse ou ils font la connaissance de Mme Allen et de son fils Horace. Elle doit rejoindre son mari parti s'établir en Californie...

LA CRITIQUE:
Dur et rugueux, Will Penny  l'est sûrement comme était la vie des cowboys au XIX ème siècle. Tom Gries l'a filmé ainsi, sans concession , sans facilité, sans artifice artistique. A l'état brut. D'ailleurs dès le début du film , on est surpris de l'ambiance par rapport aux western traditionnels. Les quinze premières minutes font m^me penser à un documentaire.
On suit l'histoire de cet homme vieillisant qui doit faire des choix de vie... Soit tout changer et repartir à zéro, ou continuer d'exercer le métier de cowboy, la seule chose qu'il sache faire (le choix de la facilité).
Parfois le film est tellement âpre, pour coller à la réalité de l'époque, qu'obligatoirement, les personnages manquent de lyrisme. On a du mal à s'attacher à eux.
Tom Gries, réalisateur télé, s'imposa sur le film car il ne voulait que personne d'autre réalise SON scénario. Les producteurs de la Paramount hésitèrent pour enfin accepter.
Tous les acteurs qui participent à Will Penny sont formidables. Charlton Heston trouve là son meilleur rôle, entre dureté et sensibilité, il donne tout ce qu'il a. Il est entouré par une pleiade d'excellents acteurs: Joan Hackett, Donald Plaisance (étonnant en prédicateur schizophrène), Lee Majors (La grande vallée, L'homme qui valait 3 milliards ou encore l'homme qui tombe à pic). Puis suivent dans les seconds rôles des habitués du western: Ben Johnson, Slim Pickens, Anthony Zerbe ou encore Luke Askew.
Une réussite portée par une équipé motivée et soudée, un classique du western moderne.
"Alors le Montana...oui voilà, vous prenez la première à droite près l'intersection... vous faites 100 mètres..."

LA NOTE: 17/20.
LE PLUS: Le souci de réalisme et d'athenticité du film... Les costumes ont été décoloré ét usé pour "faire vrai"... et les armes ne sont pas des accessoires. En effet Gries, Heston et les producteurs ont voulu qu'une partie du budget aille dans la location d'armes d'époque.
LE MOINS: Pour un film de cette ambition, il aurait fallut une musique digne de ce nom. Ici la musique est incolore, quand a la chanson du générique final, on frôle la catastrophe.
Pas si solitaire que ça, le Will!

L'ANECDOTE:
Le rôle féminin a été envoyé à plusieurs actrices célèbres.
Le personnage de Catherine Allen y était décrit comme ça, dans le scénario "une femme calme au physique ordinaire"... Toutes refusèrent, sans aller plus loin dans la lecture du script, seule Joan Hackett accepta...

jeudi 16 juin 2011

PLUS FORT QUE LA LOI



(Best of the badmen). 1951. USA. Version colorisée.
Un film de William D.Russell
Avec Robert Ryan (Jeff Clanton), Claire Trevor (Lily Fowler), Jack Buetel (Bob Younger), Robert Preston (Matthew Fowler), Walter Brennan (Doc Butcher), Bruce Cabot (Cole Younger), John Archer (Curley Ringo) et Lawrence Tierney (Jesse James).

LE RESUME :
La guerre de secession a prit fin. Jeff Clanton , un officier nordiste traque ce qui reste de la bande de Quantrell.
Clanton, à la tête du troisième de cavalerie, arrive à les coincer et leur propose un marché. Si la bande le suit, il seront ensuite amnestiés par le nouveau gouvernement américain.
Cole Younger le chef ainsi que ses seconds: Curley Ringo, Jesse et Frank James, hésitent puis acceptent.
Clanton les conduit dans la ville de Breckenridge dans le Missouri.

Allez les gars, faites pas la gueule, c'etait pas mon idée la cabine à U.V
Matthew fowler, un notable avide d'argent,ne voit pas ça d'un tres bon oeil et aimerait récupérer la bande pour obtenir la récompense.
Clanton les fait jurer de leur attachement a l'Union, mais Fowler et ses hommes essayent d'empêcher ça. Clanton est obligé de tuer un homme a Fowler. Pendant que la bande de Quantrill s'enfuit, Clanton est arrêté puis jugé. Mais le jury, corrompu par Fowler, condamne à mort Clanton.
Il est amené dans la prison de la ville. Là, Lily, la femme de Fowler, l'aide à s'échapper en lui donnant un révolver. Il quitte la ville à cheval poursuivi par Fowler et ses hommes.

LA CRITIQUE:
Un film plutôt animé avec des habitués du genre.
L'ensemble est court (1H24) et assez rythmé, c'est vrai que l'on ne s'ennuie pas. Par contre il ne faut pas rechercher la vérité historique malgré les personnages célèbres ayant existé.
Robert Ryan, qui paradoxalement, malgré sa fadeur, surjoue constamment. Le souci avec cet acteur c'est que même dans des rôles de héros , on arrive pas à éprouver ni sympathie pour son personnage, ni à se soucier de son sort.
Plus fort que la loi, eut un franc succès, lors de sa sortie aux Etats-Unis.


LA NOTE: 12/20.
Tomber la , tomber, il va tomber la chemise...
LE PLUS: Innénarable Walter Brennan (futur Stumpy dans Rio bravo), èspiègle et attachant. Ca fait du bien dans cette ambiance un peu empruntée.
LE MOINS: Trop de situations "abracadabrantesques" dans le déroulement de l'histoire (notamment la fin: Clanton dit qu'il va chercher à se faire réhabiliter. On voit pas trop comment après le nombre d'attaques qu'il a commis).
L'ANECDOTE: Decidemment, Jack Buetel est abonné à jouer les grands desperados américain. En effet, en 1943, il avait été le Billy the Kid de Howard Hugues, dans Le banni.





mercredi 15 juin 2011

UN NOMME CABLE HOGUE

(The ballad of Cable Hogue). 1969. USA. En couleurs.
Un film de Sam Peckinpah.
Avec Jason Robards (Cable Hogue), Stella Stevens (Hildy), David Warner (le révérend Joshua), Strother Martin (Bowen), Slim Pickens (Ben Fairchild), LQ Jones (Taggart) et Peter Whitney (Cushing).


Attention, il va "péter un cable" Hogue.
Le RESUME:
Arizona, au début du siècle, Cable Hogue, un bon bougre est abandonné par ses deux complices qui lui volent son eau et son cheval. Quatre jours durant, Hogue se bat pour rester en vie, assoiffé et épuisé, il prie Dieu constamment de lui prêter main forte. Par miracle, il tombe sur un point d'eau enterré, qui lui sauve la vie. Remis de ses émotions, il a l'idée qu'avec cette eau en plein désert, il peut faire fortune (l'endroit est proche du point de passage de la dilligence).
Il confie sa découverte au révérend Joshua, le temps d'aller dans la ville la plus proche faire enregistrer son bien et demander un prêt. A Dead Dog, Hogue fait la connaissance de Hildy, une jolie prostituée, dont il tombe immediatement amoureux. Il lui propose de venir s'installer dans le désert, mais hildy hésite. Son rêve serait plutôt d'epouser l'homme le plus riche de San Francisco, afin d'y vivre.

Mais c'est "Histoire d'eau" !!!
LA CRITIQUE:
Un nommé Cable Hogue est le film le plus curieux et le plus intimiste de Peckinpah (son film préféré aussi). Sorte de fable douce amère, Cable Hogue reste à cent lieux de violence de La horde sauvage. On est même étonné de la légereté de certains passages. Difficile de le ranger dans un seul et unique genre. Le film est à la fois un western, une satire sociale, un mélodrame, une comédie burlesque ou une pochade érotique. Peckinpah ne nous avait jamais habitué à çà.Il nous offre une version désenchantée de l'ouest et nous montre aussi que celui ci vit ses derniers moments, puisqu'il bascule dans le monde moderne (l'arrivée des banques en grand nombres, la découverte des premières automobiles).
Jason Robards que l'on avait aimé dans deux autres western: Sept secondes en enfer ou Il était une fois dans l'Ouest, s'investit corps et âmes dans le personnage.
Malgré l'attachement que l'on porte au film,on est parfois agacé parce qu'il en devient trop "fourre tout". Il souffre aussi d'énormes faiblesses dont la principale est son manque de rythme.

LA NOTE: 11/20
LE PLUS: Stella Stevens l'atout charme du film, magnifique de sensiblerie et de drôlerie.
LE MOINS: Les sermons du révérend, élément comique du film, arrivent parfois à ennuyer.
L'ANECDOTE: Quand le tournage du film commença, Sam Peckinpah n'avait pas terminé le montage de La horde sauvage.

mercredi 8 juin 2011

LA CHEVAUCHEE SAUVAGE

(Bite the bullet). 1975. USA. En couleurs.
Un film de Richard Brooks.
Avec Gene Hackman (Sam Clayton), Candice Bergen (Melle Jones), James Coburn (Dave Matthews), Jan Michael Vincent (Carbo), Ben Johnson (Mister), Ian Bannen (Sir Harry Norfolk), Dabney Coleman (Jack Parker) et Mario Arteaga (le participant mexicain).

LE RESUME:
En 1908, le journal The Denver Post organise une course d'endurance à cheval à travers une partie de l'ouest encore savage. Les concurrents auront 700 miles à parcourir ( ce qui représente plus de 1100 km) et le gagnant recevra 2000 dollars de récompense.
Coburn et Bergen... à l'étroit dans cette image

Déja 8 personnes sont inscites dont Sir Norfolk, un dandy anglais, Carbo un jeune chien fou prêt a tout, Luke Matthews un aventurier qui a roulé sa bosse ou encore Miss Jones une ancienne prostituée.
Les paris sur l'éventuel gagnant sont ouverts et atteignent des sommes considérables.
Entre temps, Sam Clayton , un baroudeur philantrope mais sans le sou, doit amener un étalon qui doit prendre le depart de la course, appartenant à la riche famille Parker.
Clayton arrive enfin a destnation mais en retard, Jack Parker le licencie sur le champ.
N'ayant plus rien à perdre, Clayton s'inscrit à la course, ec qui lui permet de retrouver son vieil ami Luke Matthews.
Le lendemain matin, à 6h précises, la course folle démarre...
Bon allez, on déconne, on déconne mais y'a une course à gagner...

LA CRITIQUE:
La chevauchée sauvage ou Bite the bulett (littéralement "mordre dans la balle" en américain) est un film surprenant.
Avec Richard Brooks à la réalisation (La dernière chasse ou encore Les professionnels), on pouvait s'attendre à nettement mieux que le résultat final.
Le film est bancal, on alterne entre des scènes impeccables tant au niveau de l'intérêt, de la réalisation que du jeu des acteurs qu'a des moments très bizarres. Effectivement certains passages sont inconsistants, les acteurs littéralement en "roue libres, et les scènes manquent de punch (c'est un euphémisme).
Déja le film aurait mérité une bonne demie heure de moins pour lui donner un peu de peps...
Malgré ses défauts évidents, le casting est plutôt bon, et il y a un  réel plaisir de voir jouer ensemble Hackman (toujours bon quelquesoit le film) et James Coburn.

Traduction: La colle forte c'est extra...

LA NOTE: 11/20
LE PLUS: Quelques dialogues savoureux...
"Buffalo bill, c'etait pas le tireur le plus rapide de l'Ouest?
- uniquement au lit" répond la mère maquerelle.
Ou encore
Carbo: "J'aimerais mieux etre au diable qu'en Ocklahoma...
- normal, on aime toujours mieux son pays natal" lui répond Mister
LE MOINS: Trop de scénettes se succèdent comme des petits sketch et n'apportent aucun intérêt, pire elles ralentissent nettement la trame du film...
L'ANECDOTE: Ben Johnson, un ancien cascadeur, fut l'un des plus grands seconds rôles de western (on lui consacrera une chronique). Une seule fois, il eut la vedette d'un western, mais dans un grand classqiue: Le convoi des braves (1950) de John Ford.

dimanche 5 juin 2011

COUP DE PROJECTEUR: JAMES ARNESS


James Arness vient donc de mourir à l'age de 88 ans de mort naturelle, le vendredi 3 Juin 2011.
Arness est né le 26 Mai 1926 à Minnéapolis. Il était le frère de l'acteur Peter Graves (le Mr Phelps de Mission Impossible).

James Arness dans Gunsmoke
Il fut le protégé et un très bon ami de John Wayne. On proposa à Wayne le rôle du marshall  Matt Dillon dans la série Gunsmoke, il déclina l'offre mais proposa aux producteur son ami Arness. Arness avait un physique assez similaire au Duke et une stature impressionante puisqu'il mesurait 2 mètres 01.
Il débuta au cinéma avec Wayne dans un film peu connu:The farmer's daughter (1947).
Il joua également dans plusieurs western célèbres dont: Le convoi des braves (1950) de John Ford, L'homme a la carabine (1952), Le traitre du texas (1952), chroniqué ci dessous, ou encore Hondo, l'homme du désert (1953).
La série Gunsmoke durera entre 1955 e 1975, autant dire que c'est un record.
Et il y aura même des téléfilms entre 1987 et 1993 avec un Matt Dillon vieillissant.


James Arness dans La conquête de l'ouest.

Mais, pour moi il restera à jamais l'aventurier patriarche, Zeb Macahan, dans la cultissime série (tournée en 1976) mais diffusée dans les années 80: La conquête de l'ouest.
En 1987, il interprète une légende de l'ouest: Jim Bowie dans une mini série sur le siège de Fort Alamo.
Son dernier téléfilm date de 2006 et c'etait encore un western: Comanche stalion.

LE TRAITRE DU TEXAS

(Horizons west). 1952. USA. En couleurs.
Un film de Budd Boetticher.
Avec Robert Ryan (Dan Hammond), Rock Hudson (Neil Hammond), Julie Adams (Lorna Hardin), Raymond Burr (Cord Hardin), John Mc Intire (Ira Hammond), Judith Braun (Sally Eaton) et James Arness (Tiny Mc Gilligan).

J'aime regarder les filles, le soleil sur leur peau... (air connu)
LE RESUME:
La guerre de secession vient de se terminer avec la victoire du camp du Nord.
Sudistes, le major Dan Hammond, son frère Neil et leur ami Tiny rentrent chez eux au Texas.
Ils font un petit détour a Austin et s'aperçoivent qu'en 4 ans la ville s'est agrandie mais surtout a prospéré. Dan y fait la connaissance de Mme Hardin , une très jolie femme mariée a un homme d'affaires sans scrupules.
Ils arrivent enfin au ranch familial et tombent dans les bras de leurs parents qu'ils n'ont pas vu pendant toute la durée de la guerre.
Le père, Ira, pense que tout va continuer comme avant, que lui et ses fils vont s'occupper du ranch.
Mais Dan a d'autres ambitions que la vie de cowboys. Il veut s'enrichir rapidement, faire de l'argent et devenir un notable au Texas.
Après une partie de poker ou il a perdu une grosse somme d'argent et s'est fait  par Cord Hardin, il décide de prendre les choses en main.
Il rejoint une bande de déserteurs, de bandits et de désoeuvrés qui campe près d'un marais et leur propose d'etre leur chef.
Après des vols de bétail (qu'il revend au Mexique) et des transactions immobilières frauduleuses, Dan devient effectivement très riche.
Il finit par rentrer en conflit avec Neil qui ne comprend plus , et qui a honte de son frère et de ses méthodes crapuleuses.
Les coups, quand ils vous arrivent, oh oui ça fait mal... (air connu)
LA CRITIQUE:
Un film de Bud Boetticher sans Randolf Scott ou Audie Murphy, c'est assez rare pour etre souligné. Non, là les principaux protagonistes sont Robert Ryan (qui manque un poil d'epaisseur pour ce personnage complexe) et Rock Hudson (qui pour une fois, arrive à tirer son épingle du jeu).
Les seconds rôles sont interessant avec Denis Weaver et surtout Raymond Burr, loin de son fauteuil roulant de L'homme de fer, qui joue un vil homme d'affaire.
Le film se veut une parabole sur la richesse et l'ambition démesurée. D'ailleurs Ryan n'a qu'une obscession, celle de bâtir un empire. Et la morale est sauve, puisque Hammond tombera sous les balles.
LA NOTE: 14/20
LE PLUS: John Mc Intire, un spécialiste du western, est très bon dans le rôle du patriarche dépassé par les évènements.
LE MOINS: Le film aurait mérité 20 minutes de plus, pour construire le personnage de Ryan en profondeur. Dommage, ses motivations profondes sont à peine dévoilées.
L'ANECDOTE: Pas vraiment une anecdote, mais un avis de décès. L'excellent James Arness, qui joue Tiny dans le film, vient de décéder, il y a deux jours, le vendredi 3 Juin.

LE SHERIF

(The proud ones). 1956. USA. En couleurs. Une distribution Twentieh Century Fox. Un film de Robert D. Webb Avec: Robert Ryan ...............